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NEXUS présente
GMTW !! - partie de campagne GMTW !! est graphiste free-lance, il développe en parallèle un travail plastique protéiforme où se mêlent dessins, travail d’édition, d’impression, de production textile et d’installations... " Mon image, implicitement numérique, laisse de fait paraître ma main. Mais plus loin que ma souris, traceur et feutres en guise d'outils donneront profondeur et canevas à mes images. D'autres formes aussi y seront proposées. " TRAFFIC et GRAPHISM ATTACK collaborent à cette exposition (deuxième temps, ouverture de la cave - evnt FB -). 11 octobre au 20 novembre 2011 vernissage : mardi 11 octobre 19h gourmandises signées SM CHOCOLATE & PASTRY MEDIATION Ghetto-Madness-Terrorism &Wine Le travail du garçon est intéressant : propagande de rue pour ville en-[bourgoisée/dormie] ou scandalisme placebo de vos soirées huppées, son approche de la création est sans détour ni fioriture : le personnage est entier. Maniant aussi bien la forme que son ombre, le trait que le plein, ses images sont le reflet de sa conscience : méthodiques et engagées. Méthodique par la qualité du trait, engagée pour la qualité du message. Camouflages, animaux, armes à feux sont des sources d'inspiration notoires, sa guérilla urbaine GMTW !! la mène depuis bien longtemps. Aux marqueurs, aux stickers, à la peinture, sa ville il l'a peinte pendant longtemps. Désormais c'est elle qui s'invite sur ses dessins, ville grise pour dessins colorés. Quoiqu'il en soit le lien qu'il entretient / qui l'entretient c'est la ville : amour de l'ultracitadin ou complainte du ghettoïsé, c'est le sujet de pré- dilection ici. GMTW !! aime tout, absorbe tout. Archiviste mental son art est une référence direct au monde qui nous entoure. Tout y est cartographié,annoté qu'on le voit ou non,qu'on le veuille ou non. Et tant pis s'il y a un peu de politique là-dedans. ++ L’art édifie une demeure que l’homme peut habiter en poète, Heidegger A l’époque de la distinction des arts dit mineurs d’avec les arts majeurs, celle qui fît de l’artisan celui qui travaille de ses mains et de l’artiste celui à qui l’on accordait que son ouvrage était celui de l’esprit, seules peinture, sculpture et architecture trouvaient salut. Plus le travail de la main disparaissait sous le propos de l’esprit plus l’artisan pouvait s’élever au rang d’artiste. Ici il en est tout autrement et la main se laisse voir par tout. Le geste artistique est montré, assumé et on pourrait presque penser qu’il est le sujet de l’exposition... On assume la technicité du geste artistique, on la revendique, voire on la hisse comme un drapeau... Et les « outils » sont exposés en tant que sujets d’une des pièces (action figure). De surcroît pour cette exposition, tout ou presque, se fait en colla- boration : broderie, couture, photos... Du fil à coudre jusqu’à l’utilisation de nouvelles technologies (insertion de dessins vectoriels sur photo, broderie...), plusieurs métiers d’art sont convoqués pour faire œuvre. Et tout un territoire peuplés d’artisans, de techniciens se laisse voir dans cette exposition, sor te de petites mains à l’œuvre dans l’œuvre. Cela éclate dans les productions textiles (maison + tee shirt + drapeau). Le textile a désormais sa place reconnue en art contemporain, mais il a toujours eu ce rôle d’élément perturbateur faisant éclater les frontières de l’art. Peut-être un des « pouvoir(s) magique(s) de l’aiguille » opère ici et relie ensemble ces territoires artistiques. De la main à l’esprit, de l’artisanat à l’art en passant par les nouvelles technologies, elle (l’aiguille) fait œuvre en se rendant visible. Le geste artistique, habituellement dissimulé, se dévoile. Drôle de dialectique qui s’opère chez GMTW !! puisque c’est en tissant le voile qu’on dévoile (Nexus, pavillons) renouant en cela avec un poncif de l’art qui rendrait visible l’invisible. Alors GMTW !! coud, tisse, dessine non pas l’objet lui-même finalement, qui n’est que support, mais bien plutôt les propres rapports d’existence de cet objet aux individus. Sorte de déterritorialisation qui s’opère aussi bien sur l’objet que peut-être un drapeau, une maison ou un tee-shirt. En se réappropriant les rapports et les codes véhiculés par ces objets quotidiens, en y réinjectant ses propres codes, il en détourne la fonction première pour mieux nous révéler ce qu’ils dissimulent de notre rapport au monde. Le drapeau n’est plus celui d’une nation mais celui d’un langage réapproprié et hissé comme un étendard. Le polo –si ressemblant à une marque bien connue- n’est plus cet objet standardisé et socialement connoté mais l’affirmation de soi dans un ouvrage hors-norme (+ de 21 000 points de broderie), hors catégorie. Parce qu’en fait GMTW !! déborde toujours : du cadre, de la frontière ou du langage. Il absorbe, digère les codes sociaux, politiques, artistiques et ré-inventent les siens propres. Se faisant il opère une double action : d’une part, il fait apparaître les rapports implicites que nous entretenons tous avec ces objets usuels et dans le même temps, par un subtil détournement, il hisse ces objets au rang d’œuvre et nous les fait voir, en tant que tel, comme pur objet. Car c’est finalement en dévoilant les techniques, qu’on les oublie et que l’objet « manufacturé » apparaît comme une œuvre en tant que tel, digne d’être contemplé. C’en est criant avec la maison (Nexus). Certes nous sommes face à une maquette de l’espace d’exposition NEXUS à échelle, reproduction fidèle et objective de la réalité, mais la housse cousue main, nuit après nuit, durant la période de montage de ladite exposition, s’est soulevée tel un capuchon et du coup autorise de laisser voir la maison. Qu’en est-t-il ? On n’est plus face à une simple reproduction, ici tout est dit. Et de montrer qu’en cette maison, on crée, on invente, on tisse et coud des liens visibles (le fil, le tulle, la maquette) mais aussi invisibles ceux de l’artiste à sa tâche précise et minutieuse, celle de trouver le geste juste qui fera sens et œuvre. Dans cette pièce se cristallise toute la problématique du geste artistique qui montre comment l’artiste invente, s’invite et propose d’habiter son territoire en poète. C.Picaud œuvres exposées - extraits (images) pavillons • protéiforme • camap • pavillons / photo • NEXUS + projet Bâche • mapping oneself • basement / abr • abyss • highland • Bagnolet • observation tower • London • Reims • action figure • big JOE • icons • cave : sous-TERRAIN 2H force • sous-modules • infiltration - photographism II • watch-out - photographism II • type - photographism II • 81 • PUBLICATION "constellation / partie de campagne" retour sur l'exposition : le décors, le jeu, l'action - ici - disponible - couverture FLUO / NOIRE / vernis sélectif - 16 pages agrafés - poster A3 NOIR - 30 ex / signé presse / hebdo du vendredi 14 oct. 2011 - ici - photographism II - ici - /////////////////// L‘association NEXUS a inauguré son tout nouvel espace d‘exposition en septembre 2010 avec MERCUROCROM, EPHAMERON puis EMILIE VAST. Pour sa deuxième saison, elle continue son travail de soutien et de diffusion de la jeune création graphique contemporaine et accueille GMTW !!. Tout au long de l‘année, NEXUS, situé dans la Cité Jardin du Chemin Vert, alterne expositions, boutiques de jeunes créateurs, événements en extérieur, donnant lieu à des découvertes artistiques en tout genre : visuelles, auditives et gustatives... OUVERT : samedi dimanche 14h-19h et sur rendez-vous (possibilité de visites scolaires, visites de groupes guidées...) + d'infos : nexusgalerie << back |